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 turn to dust (reiko)

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— emménagement le : 15/07/2018
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— âge : contre le front rougi des baisers froids comme la lune ; l'alcôve obscure de vingt-deux années porte les effluves d'un février givré.
— occupation : sawa se passionne pour la littérature, qu'elle étudie depuis quatre ans. mais le berceau nippon lui manque, tout comme l'argent ; c'est l'hédonisme du téléphone rose qui paye son loyer.
— côté cœur : sens enivrés sous les lèvres de tyler, folle attirance tue par crainte de calypso... et il y a encore ces messages anonymes qui charment sa curiosité.
— résidence : aphrodite
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turn to dust (reiko)    Jeu 26 Juil - 22:02
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aesth — 'cause, i built a home for you, for me. until it disappeared from me, from you ; and now, it's time to leave and turn to dust. ()

aux murs tapissés de souvenirs s’étirent des ombres lascives, projetées sans relâche par les néons blafards. dansent les corps, se tordent les chevilles et éclatent les rires. s’y mêlent les notes, appuyées par une basse sourde, et le bar entier en tremble, vrombissant aux échos d’une musique tonitruante. du bruit, des voix à n’en plus finir, de l’alcool à n’en plus distinguer le vrai du faux, et au milieu des tables lourdes de verres et de coudes ; sawa. comme un brouillon mal effacé, l’ébauche d’une esquisse, l’ombre d’une ombre.

tapie entre cris et courbes, elle se glisse, silencieuse, du bar jusqu’au semblant de piste, trop bondé pour ressembler encore à quelque chose. bière à la main, elle se joint aux danseurs, fredonne le refrain pour elle-même, boit, ondule, tourne et tourne, écrase un pied, évite une main, boit encore. ça a la saveur de la vie ; un peu trop plat, amer sur le palais. qu’importe, elle boit, triste et tendre sous les lueurs éclectiques. ce soir, elle panse ses blessures aux effluves d’alcool, se perd en remembrances aigres-douces. elle est un peu seule, un peu perdue, mais plus elle tourne moins tout ça n’a d’importance.

de fil en aiguille, la voilà dehors, mains enfoncées dans les poches de son short, à réclamer une clope, un petit quelque chose pour achever le mal-être qui la ronge. et puis elle s’adosse, fumée aux lèvres, contre la devanture du bar, à s’empoisonner volontiers, pour mourir un peu plus tôt, ou vivre un peu mieux… qui sait ? ses yeux, quoique lourds, s’attardent sur le visage des passants, vaguement éclairés par la rue, à peine frôlés par la lune. il lui semble les connaître ; ils se ressemblent tous, avec leur sourire d’apparat et leur pas pressé. pourtant, son regard finit par accrocher une démarche singulière, une silhouette en contre-nuit, qui traîne sous ses orbes charbon ce parfum familier. sawa sourit, nostalgique, malgré les souvenirs qui déferlent comme une vague immense de chagrin.

« konbanwa, lisa-chan… » ses mots s’achèvent en un soupir, note d’humour qu’elle ne peut se refuser à l’approche de l’inconnue. à la douleur se mêle le trouble lorsque le visage s’éclaire, dévoilant les traits de celle pour qui son cœur endeuillé se serre encore de tendresse. lisa. elle cligne des yeux, ouvre la bouche, incapable de prononcer le moindre mot, pose une main sur l’épaule de la jeune femme pour l’empêcher de s’éloigner davantage. les pensées s’entrechoquent, mais rien n’y fait… ses yeux cherchent les siens à tâtons malgré l’obscurité qui les dérobe.

« lisa… c’est toi ? »

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à l'odeur familière de l'ombre elle trébuche sur des lambeaux de souvenirs, des paroles profanes qu'elle a appris à ne plus écouter


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Re: turn to dust (reiko)    Jeu 2 Aoû - 15:38
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because, i built a home for you, for me. until it disappeared from me, from you ; and now, it's time to leave and turn to dust. ()

sous ses yeux fins, appesantis, reluit la faible lueur de l’aube de lune. devant une telle splendeur, la japonaise s'éveille l'âme sereine, calme, entièrement apaisée ; elle respire les heures silencieuses et froides, qui tombent dans l'éternité, comme des gouttes de pluie dans la mer. et comme à chaque nuit, elle croit la voir. lisa, sa tendre soeur ; celle qui mit son coeur près du sien ; à jamais sienne même après la mort.

lentement, son ombre glisse dans ces rues qu'elle avait elle-même parcourues. « c’est ici que tu as vécu… » les murs sont hauts, gris, tristes, et la vie semble anéantie dans cette opaque noirceur. « quelle triste ville... silencieuse, mais tu sais, parfois, je crois entendre tes sanglots lointains... » malheureusement, ce n'est que son coeur qui gémit, hanté par leurs chers souvenirs. hélas, sans cesse, la douleur revient l’effleurer ; un sentiment amer qui ne l'a jamais quitté, martyrisant sa peau, tourmentant son pauvre esprit qui s'accroche en vain à ce rêve de bonheur au contour intangible. bien souvent elle revoit sous ses paupières closes, leurs longues promenades d'été et l'ombre de leur silhouette allongée dans les vergers ; leurs pieds écrasant l'herbe encore fraîche ; lisa qui ne dit pas un mot ; reiko qui sourit, simplement.

elle sentit des diamants humides tomber sur sa bouche desséchée. des larmes de joie mêlées à une profonde tristesse ; ces mêmes larmes qui ont glissé sur ses joues lorsque la pluie violait son cercueil.  « il faut que je parte... » elle doit quitter cet endroit, fuir vers cette lointaine lumière avant que la souffrance ne s'imprègne d'elle.

elle respire avec grand mal, la démarche rapide, le coeur haletant, avançant en aveugle parmi ses ombres qui remuent le noir de leur langage mystérieux. à chaque pas, son corps entier chancelle sous l'embarras de sa confuse pensée : pourquoi était-elle venue ici, ce pays étrange où sa moitié est morte, ce lieu du deuil. tout n'est qu'affliction et peine ! mais dans sa perdition, elle sut éclairer son chemin ; une inconnue qui, dans un souffle murmuré, avait prononcé son prénom, celui de lisa. « lisa... » quatre lettres pincées entre ses lèvres qui envahirent son esprit d'un tumulte incessant ; une ascension d'émotions que, seul, son esprit ne put contrôler. joie, peur, douleur, rêve, tous se mélangèrent. « j-je... je dois partir... » mais comment fuir devant un tel regard triste et pâle espérant une quelconque réponse ? « lisa... lisa est morte ! maintenant, lâchez-moi ! »

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Re: turn to dust (reiko)    Ven 3 Aoû - 11:19
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aesth — 'cause, i built a home for you, for me. until it disappeared from me, from you ; and now, it's time to leave and turn to dust. ()

dansent les échos du chagrin, résonnent et s’entrechoquent dans la gorge qui se brise. sawa ne peut plus que contempler les orbes qui répondent aux siens, temples silencieux de souvenirs encore trop vifs, trop douloureux. elle a ses yeux. elle a son regard épris d’amertume et ses lèvres de velours. à la lueur du soir valse l’incompréhension, explosion de sentiments dans un pan de pénombre… elle a sa voix.

coup au c œ u r.

l’effroi se fait douleur, peine immense que sawa ne peut qu’accuser, lèvre muette et œil humide. lisa se tient face à elle, crevant la nuit comme un phare salvateur, figure blanche et cheveux d’ébène, fidèle aux souvenirs qu’elle chérit depuis une trop longue année d’absence. lisa est là, mais son être tout entier crie à l’imposture. car lisa est morte.  douce et triste, le cœur au bord des lèvres, sawa se refuse à laisser s’évader le fantôme de ses espoirs. sa main glisse sur le bras sans tenir compte d’aucun refus, poigne tendre qui se referme au poignet et attire la silhouette contre le mur froid. là, le visage faiblement éclairé s’offre un peu mieux, encadré par les mains tremblantes. elles sillonnent son visage et son cou, calent la cigarette entre deux doigts pour effleurer sa mâchoire. éclosion des cœurs ; sawa peine à trouver la moindre nuance au souvenir qu’elle a de son amour déchu. sans qu’elle ne puisse rien y faire, son pouls s’emballe et ses poumons s’enflent et s'essoufflent. à travers la peine, à travers l’alcool, à travers l’épuisement, il lui semble retrouver sa lisa.

fragile d’amour, elle perce le silence. « qui es-tu ? » sa voix n’est qu’un murmure, une esquisse brisée à ses lèvres roses. « tu lui ressembles tellement… » son trouble n’a de cesse de grandir, et plus ses yeux s’attardent sur la femme qu’elle emprisonne entre ses doigts voyageurs, plus lourde encore se fait la tristesse. « est-ce que c’est un rêve ? » pourtant y a son odeur, dont elle s’est enivrée tant de fois. y a la douceur de sa peau sous la pulpe tiédie de son pouce. y a l’océan de ses yeux, bien plus tristes que ceux de lisa, astre solaire. mais elle veut y croire, à l’entracte délicieux de son malheur.

de gestes tendres, elle entoure le cou délicat de ses bras. étreinte amère aux notes d’espoir. « ne me laisse plus. » murmure-t-elle, et son souffle soulève quelques cheveux noirs.

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