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 r i d e -- siyang

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r i d e -- siyang    Ven 11 Mai - 22:04
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ft. ahn siyang
Nuit sombre. Son regard s’éteint doucement, à mesure qu’il se rapproche de hall de l’hôtel. Lumières qui brillent à chaque détour, les hommes et femmes dans leurs plus beaux atouts, lui-même s’est laissé habiller, chemise blanche et costume de velours bleu nuit. Il soupire contre la vitre, on lui demande de sourire, ça sonne comme un ordre pourtant entre les lèvres pincées de ses géniteurs. Il avait réussi à y échapper ces dernières années, mais il avait eu moins de chances ces mois-ci. Ses parents renforçaient leurs ambitions et on avait besoin de lui à ses côtés. Il arrive à tenir le rythme, soutenir le regard, une flasque de cognac dans la poche intérieur de sa veste. Quelques gorgées qui redonnent la vie, un éclat dans ses iris. Ou peut-être est-ce que le regard de l’autre qui croise le sien. L’amertume s’est adoucit, il compatit au sort de Siyang depuis qu’il sait que sa petite-amie n’est plus de ce monde, il a vu sa douleur. Cela lui fait repenser à son propre pêché, l’accident qu’on a tut. On ne lui a révèle aucun information sur elle, mais elle était la fille de quelqu’un, la sœur d’un autre. Est-ce qu’elle avait un amant qui pleurait sa perte ? La question revenait sans cesse, étourdissait sa conscience et lui donnait envie de crever. Il pose le visage de Siyang sur celui d’un inconnu, qui maudit l’assassin qui lui a ôté sa bien-aimée. Il se mordille nerveusement l’intérieur de la joue, de plus en plus fort, jusqu’à ce que le goût acre du sang se propage dans sa cavité buccale. Il le fait passer d’une autre gorgée de cognac, caché par un long rideau dans un coin. Sa coupe de champagne n’est qu’un accessoire entre ses doigts. On lui demande finalement d’aller discuter avec le fils Ahn. Toujours les ordres déguisés. Il s’exécute.

Siyang. Ils s’observent, ce soir encore, il est une loque. Comme s’il portait le poids entier de la terre sur ses épaules. « Siyang. » Il n’avait pas tant l’habitude de prononcer son prénom. Les surnoms tendres étaient plus courant entre eux à l’époque, d’abord commencé par simple taquinerie pour se moquer des autres couples, jusqu’à y prendre douloureusement goût. Ses yeux, il ne cesse de s’y perdre. Toujours la même pensée, il a causé la même peine chez un autre. « Tu, tu es en état de conduire ? Ça te dit qu’on aille ailleurs ? Parce que moi, j’suis pas trop en état. » Il esquisse un faible sourire. C’est surtout qu’on ne lui avait pas encore rendu son permis, mais Siyang n’avait besoin de cette information.
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Re: r i d e -- siyang    Sam 12 Mai - 2:11
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ft. shin hylan
La nuit, maîtresse de sa vie. Beauté aux mille facettes, qu’elle soit douce ou sauvage – solitaire ou mondaine. Siyang l’avait vue elle et tous ses visages. Et aujourd’hui, elle ne serait pas forcément agréable – pas comme d’habitude. Les parents de Siyang avaient lancé cette idée au cours d’un déjeuner familial. Ils disaient avoir besoin que les enfants et eux soient unis, que l’image de la famille soit solide – attirante pour les investisseurs. Et quoi de mieux qu’une soirée mondaine ? Rien n’égalait ce genre d’événement, tout le monde le savait. Les enfants ne purent qu’acquiescer. Siyang et ses sœurs devaient faire bonne figure, c’était une évidence. Mais un fardeau en plus était posté sur les épaules de Siyang : le rôle d’héritier. Fils, le premier né. Et ses parents qui veulent faire de lui leur successeur et cela malgré ses frasques, ses scandales – Siyang qui fait tout pour éviter le rôle, le mettre de côté. Il veut le pouvoir, l’argent sans les responsabilités. L’équation impossible. Vêtu de son plus beau costard, il se fondra dans la masse – cela parmi les autres fils de bonnes familles. Siyang se rend à la soirée sans grande envie. Il aurait préféré faire un remake de projet x, se prélasser en bonne compagnie – boire jusqu’à n’en plus tenir debout. Mais ce soir, ce sera distingué. Il doit remettre son projet à plus tard, l’oublier – l’enterrer. Il sourit poliment, fausse l’esquisse. Il n’en a pas envie mais les regards insistants de ses parents l’y contraignent. Flûte de champagne qu’on lui glisse entre les doigts, remerciements même si le whisky lui plaît bien plus. Siyang virevolte entre les groupes, entre les gens. Il parle, échange des banalités. Fait preuve de bon sens même s’il désire dévaliser le bar. Au moins, l’alcool fait passer l’ennui. Les mauvaises habitudes ont la vie dure. Et il se fout de tout et tout le monde jusqu’à ce que Hylan arrive. Qu’il marche vers lui. Ils se détaillent, se dévisagent. Hylan peut apercevoir l’expression de Siyang – bercé dans l’ennui mais aussi la tristesse derrière ses yeux. Sentiment intime qu’il cache, que les autres ne peuvent pas voir. Il n’y a que Hylan qui sait, qui peut traverser – faire tomber le masque, le piétiner. Ils se sont aimés.

Et cela d’un amour si fort, si brillant que les yeux de Siyang semblent s’illuminer lorsqu’il lui parle. « Hylan. » Deux syllabes, chéries. Et cela malgré ses erreurs, sa fuite. Il l’a toujours eu dans un coin de sa tête, dans le cœur c’est certain. Mais ça sonne étranger, d’une certaine manière. Surtout parce qu’ils s’appelaient autrement – qu’ils se trahissaient dans des surnoms teintés de sentiments. Ils continuent de se regarder, Siyang n’ose pas l’entraîner ailleurs. C’est toujours un peu étrange – en ce moment, comme s’ils devaient se réhabituer l’un à l’autre. À se voir, à se parler. Et la proposition d’Hylan le surprend mais Siyang ne se voit pas refuser. « Bien sûr. Je n’ai même pas bu une coupe entière. » Il repose son verre sur le plateau du premier serveur qui passe. Et Siyang n’est pas du genre à attendre. « Viens, on se fait chier ici. » Il lui fait signe des yeux, lui dit de le suivre. Et ça lui rappelle des souvenirs. Siyang et Hylan finissent devant l’hôtel, attendant patiemment que le voiturier leur rende leur voiture. Yeux qui se trouvent, surtout parce que Siyang ne cesse de le regarder. Hylan est toujours aussi parfait, beau à en crever. Avec lui, il oublierait tout. Il en est certain. Et lorsqu’ils sont enfin dans la voiture ; c’est une question sérieuse qui s’échappe. « Alors où est-ce qu’on va ? » Siyang irait n’importe où avec lui, même en enfer.

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Re: r i d e -- siyang    Dim 20 Mai - 20:00
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ft. ahn siyang
Etre parfait. Toujours et à chaque instant. Peu importe si la seule envie qui le domine est de se terrer chez lui, s’oublier dans son whisky, la tête contre le mur, se rappeler l’échec qu’il est et le mal qu’il a fait. Mais il faut feindre les sourires et la joie, sourire à ceux qui les feront montrer encore plus eux. C’est une question d’argent et de bénéfices, c’est toujours ça dans le monde. Il n’a pas décidé de naitre ainsi, mais les cartes n’ont jamais été entre ses mains. Il aurait voulu pouvoir fuir mais il est lâche, amer, vide. Il aurait voulu pouvoir aller ailleurs, Siyang et lui, seulement. Mais ils sont du passé, il ne devrait pas y penser encore, c’est stupide et sans espoir. Il est con. Il avance pourtant, malgré cette certitude, vers l’homme qui lui fait fasse. C’est ironique qu’à l’époque leurs parents soient tant contre leur amitié et qu’à présent ils l’encouragent, sans savoir à quel point tout a été détruit entre eux. La tristesse qu’il perçoit dans le regard de Siyang semble faire un miroir à la sienne, bien qu’il sache qu’elle ne lui ait pas destinée. Cette tristesse est pour une autre, celle qu’il a perdu ; son remplacement. Il soupire, il est presque ivre. Mollo sur le whisky, mais il en est incapable, il a l’impression de ne plus être capable de carburer sans l’alcool. Siyang est un livre ouvert devant son regard épuisé ; il l’a tant aimé et chéri, il a toujours vu de lui, ses peines et ses joies, toutes les émotions sur son visage divin. Putain, qu’est-ce qu’il l’aime.

Son prénom. Il ne l’a jamais aimé dans les lèvres d’un autre, Siyang avait cette façon si particulière de faire rouler ses syllabes contre sa langue, ou peut-être est-ce juste parce qu’il est fou de lui. Il exagère, il se perd. Aussi parce que son prénom est si rare entre ses lèvres, quand les surnoms plus affectueux ont souvent été échangé entre eux. Ils sont devenus des étrangers, terrible constat quand il se rend compte de leur gêne à reprendre contact, à se parler, à penser à ce qu’ils peuvent et ne peuvent pas faire ensemble. C’est normal, il le sait, ils ont besoin de temps. Mais ça ne fait pas moins mal. « Cool, c’est pas mon cas. » Il a déjà assez bu, il n’a pas son permis non plus, beau combo. Il le suit jusqu’à l’extérieur où le voiturier amène le véhicule de l’ainé, lui était venu avec ses parents. Il ne cesse de sentir le regard de Siyang sur lui, il aimerait l’ignorer mais les frissons qui parcourent à son échine à chaque fois ne semblent pas apprécier cette décision. Il est faible devant lui.

« Quelque part. Avec moins de monde et de bruit. » Parce que je n’ai besoin que de toi, il se pince les lèvres. « Y’a un lac, pas trop loin. » Il cherche l’adresse dans sa mémoire avant de la tapoter sur l’écran du gps de la voiture. S’il pouvait s’approcher un peu trop du bord du lac et s’y noierai, il ne dirait pas non. Il cale sa tête contre le dossier, ne met pas sa ceinture de sécurité qui l’étouffe. « J’aime de moins en moins ce genre de soirées, peut-être que je vieillis. » Il sort sa flasque de whisky de sa veste pour une nouvelle gorgée, cette fois pas besoin de se dissimuler. Il observe le paysage qui passe, les étoiles, la lune. Siyang rivalise amplement. Il préfère sa vision à lui et son visage se tourne rapidement en sa direction. Il contemple son profil, ses doigts qui se serrent autour du volant, le muscle qu’il devenir sous la chemise, sa main qu’il avait l’habitude d’attraper quand ils étaient en voiture. « Ça va, toi ? Tu t’en sors ? » La réponse était pourtant claire.
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Re: r i d e -- siyang    Dim 27 Mai - 14:29
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r i d e
ft. shin hylan
C’est une soirée où l’hypocrisie est de mise, où tout le monde sourit parce que c’est ce qu’il faut faire. Les paroles n’ont pas grand intérêt, les sujets sont variés. Siyang n’y prête que l’attention nécessaire, cela juste pour suivre les ordres de ses parents. Être le fils obéissant pour une fois, lui qui est d’ordinaire si désinvolte. Il préférerait être ailleurs, une bouteille à la main – une qui remplacerait la jolie flûte qui trône entre ses doigts. Mais on vient tout chambouler, c’est Hylan qui se mêle au tableau. L’interpelle par son prénom, sentiment étrange. Il se contenterait d’un rien venant de lui, tout cela parce que Hylan est le seul qui puisse tout effacer, tout changer. Le faire penser à autre chose. Siyang oublie ceux qui les entourent, il a toute son attention sur lui. Et ça le ramène des années plus tôt, l’époque où il essayait de dévier les yeux lorsqu’ils étaient dans la même pièce. Temps où ils devaient se détester, où se haïr était la seule consigne. Aujourd’hui, tout est bien différent. On les veut ensemble, qu’ils se parlent, se sourient. Tous ignorent qu’ils ont fait bien plus, que la passion et l’envie ont animé leurs nuits, leurs vies. Personne ne sait qu’ils étaient amants, aimantés l’un à l’autre. Il n’y a qu’eux et pourtant, Siyang se demande parfois si ce n’était pas qu’un rêve. Une bulle dans laquelle ils s’étaient enfermés – cela avant de grandir, de voir leurs envies rendues impossibles par la pression parentale.

Siyang sourit à ses mots. Il conduira, il est le seul à pouvoir. Et sa coupe termine sur un plateau, il l’abandonne au profit d’Hylan. Il l’incite à le suivre et ils s’en vont, attendent la voiture. Siyang ne peut s’empêcher de le regarder. Il est magnifique, parfait dans ce costume qu’il aimerait lui arracher. Le tissu qu’il aimerait froisser, ses lèvres qu’il voudrait retrouver aussi. A part elle, il n’y a eu que lui qu’il a aimé. Qu’il aime encore d’une certaine façon, cela sans qu’il ne puisse le réaliser. Il est trop con, trop perdu dans ce deuil. La douleur de sa disparition – elle qui l’empêchait d’être un fils indigne, l’héritier dans une relation secrète avec le fils de l’ennemi.

Assis place conducteur, Siyang qui pose la question. Hylan qui lui répond immédiatement. « On devrait pouvoir trouver ça. » Il réfléchit mais une proposition s’échappe des lèvres de Hylan. « ça me plaît bien. » Il le regarde entrer l’adresse et ils se mettent en route. Siyang laisse la radio en fond sonore, il aimerait observer Hylan mais la route l’en empêche. Il est presque surpris lorsque sa voix retentit. « Pareil pour moi, l’ambiance mondaine me les brise. » Hylan carbure au whisky, la flasque bien en vue. Siyang aimerait y tremper ses lèvres mais ils doivent rejoindre le lac avant tout. Il sent que Hylan le regarde mais il ne peut pas réciproquer. La question le prend de court. Il hésite dans sa réponse. « C’est un peu compliqué en ce moment mais ça va. Et toi ? » Mensonge. Hylan le devinera mais il n’a pas envie de s’étaler sur le sujet, surtout pas avec lui. Siyang jette un coup d’œil au GPS. Il leur indique qu’ils arrivent bientôt et le lac ne tarde pas à se montrer. Siyang ralentit avant de se garer. Vue prenante, le lac qui scintille avec la lumière de la lune. « On y est. » Moteur coupé, la main de Siyang se porte sur la flasque. Il l’attrape et la porte à ses lèvres. « C’est beau ici. » Ses yeux dévient sur Hylan. Il croise son regard et Siyang se sent défaillir. Il s’approche lentement, hésite un peu lorsque leurs souffles se mêlent. « T’es toujours aussi magnifique. » Siyang oublie tout le reste, vient caresser ses lippes des siennes avant de l’embrasser avec fougue. Il y a ses mains qui encadrent le visage d’Hylan, les baisers qui sont abruptes. Traduisent ce manque, l’envie qu’il a eu de revenir à lui pendant toutes ces années. Hylan le rendrait taré.

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Re: r i d e -- siyang    Lun 28 Mai - 4:22
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ft. ahn siyang
Il déteste sa faiblesse, celle-là même qui le pousse à revenir vers Siyang, à chercher son regard, son sourire, peut-être même son toucher. Le temps est passé. Plus de deux ans déjà mais il est incapable de tourner la page, bloqué entre les lignes de ce que fut leur bel amour. Il devrait être amer aujourd’hui, gardant seulement un arrière-goût de nostalgie. Mais la seule amertume est celle de Hylan quand il se rend compte qu’il est toujours à genoux devant lui, englouti par le passé. Il n’a pas su être comme Siyang, il a été incapable de refaire sa vie ailleurs. Les blind dates ont été un échec, soldés par une aventure d’un soir ou quelques nuits éphémères pour les plus chanceuses. Parce que l’image de l’autre revient toujours. Il pense encore à lui, alors même qu’il est face à lui. Leurs corps si proches mais leurs cœurs ne battent plus au même rythme, ils sont déréglés, c’est ce qu’il pense en tout cas. Hylan aimerait leur faire retrouver ce rythme commun, mais ça ne marchera pas s’il est le seul à poursuivre ce désir. Et puis, il s’est promis de ne plus se laisser souffrir. Il en a eu sa dose, Siyang aussi. Il devrait faire face à la réalité, ils ne sont pas faits pour être ensemble. Ils ont essayé mais tout est contre eux. Les sensations de Siyang sont toujours vives mais le souvenir est lointain, parfois tout n’a l’air que d’un rêve, amas d’illusions dont il s’est entouré. Ils n’ont peut-être jamais rien eu. Mais les regards ne trompent pas. Hylan reste incertain, il en est arrivé au point où il confond réalité et hallucinations, tout se mêle et s’emmêle, l’excès d’alcool et ses médicaments  le détraquent entièrement. Il ne soit pas arrêter pour autant.

Une autre gorgée de son whisky, son regard qui se perd autant sur le paysage qui défile que le profil de Siyang ; pas de jaloux. Il est beau, beau à en crever.
Ses traits se sont fondus dans une maturité qu’il n’avait pas quand ils étaient adolescents. C’est fou l’effet du temps, la façon dont il semble transformer quelques dizaines de mois en poussières d’années. Il hoche de la tête, ils sont tous deux d’accord pour les mondanités. Il réprime un rire douloureux quand ses pensées le guident malgré lui vers des souvenirs de plans de fuites à deux, jeunes, amoureux et cons. Ils pensaient qu’il suffisait de s’aimer pour que toutes les portes s’ouvrent. Ce portrait est bien loin d’eux, ils se sont rendus à l’évidence, ils n’ont nulle part où aller. Siyang a choisi la normalité, lui l’oubli. Au final, cela n’a marché ni pour l’un ni pour l’autre, leur dernier refuge a été l’alcool et les fêtes. « Ça va, comme toujours. » Il sourit, il entend le mensonge dans la voix de Siyang. C’est ce genre de détails qui le rassurent, non, il n’a pas rêvé de leur amour. Il a été bien réel. Parce qu’il connaît tout de Siyang, comment il détourne les yeux, le tremblement dans sa voix quand il déguise la vérité, son corps qui se tend et la tension qu’il peut presque sentir. Siyang ne va pas bien, pas depuis qu’il l’a perdu, elle. Hylan aurait voulu la détester mais il ne s’y est jamais résout. Il ne la connaissait pas, mais il savait qu’elle rendait Siyang heureux et c’était suffisant, si elle lui apportait ce dont lui avait été incapable. Mais aujourd’hui, elle n’est plus. Il n’y a que Siyang face à ses démons, seul ou presque.

Ils arrivent enfin, l’endroit est fidèle à ses anciens souvenirs, beau et paisible, un peu reculé du monde. Comme une bulle. Hylan repose sa tête contre le siège, il tait le tremblement quand leurs doigts s’effleurent au moment où Siyang lui dérobe sa flasque, il tourne nonchalamment la tête vers lui, le temps s’arrête à ses yeux quand leurs regards se croisent. Celui de Siyang est toujours aussi profond, irisé de tristesse. Il ne bouge pas, ne cille pas, quand le plus vieux se rapproche de lui. Il se fige à ses paroles. « C’est pas vrai. » Il n’est plus beau. Il a été enlaidi par ses actes, s’est usé par les litres d’alcool. Il est une loque devant son miroir, il se dégoûte. Encore plus devant l’effet des mots de Siyang sur son corps, il y croirait presque. Jusqu’à leurs lèvres qui se recontrent. Une éternité depuis la dernière fois que leurs souffles se sont retrouvés.


Ils ne devraient pas faire ça.
Mais ses mains ne sont guidées que par leur instinct qui leur souffle d’entourer la nuque de Siyang, le rapprocher de lui tout en glissant les doigts dans les courtes mèches brunes. Ses lèvres ravagent leurs compères, se demandent comment elles ont survécu sans cette sensation. L’alcool se mêle à leur échange et Hylan se désole de constater à quel point le brun a toujours autant d’emprise sur lui. Il est vraiment con. Mais il continue à chercher sa présence, quête le plus de contact possible. Ses baisers se déposent contre la mâchoire carrée, glissent en sillons brûlants jusqu’à la clavicule que ses doigts arrivent à découvrir en défaisant maladroitement les premiers boutons de la chemise. Il prononce son prénom avec désespoir.

Ils ne sont rien, ils ne devraient pas. Il recule finalement, le cœur étouffé et le corps tremblant. Sa main remonte jusqu’à la joue de Siyang qu’il caresse tendrement, son pouce traçant des cercles invisibles sur son épiderme. « Je suis pas elle. » Un dernier souffle. Peu importe à quel point il aimerait éponger la douleur de Siyang, il ne veut pas se transformer en remplaçant.

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Re: r i d e -- siyang    Jeu 31 Mai - 21:32
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C’est une fuite nocturne, une escapade qu’ils auraient voulu faire il y a bien longtemps. Siyang se souvient encore de leurs folles idées, de leurs discussions – leurs envies d’ailleurs alors qu’ils n’étaient que des enfants ou presque. Que la passion les animait, eux qui vivaient cette relation dans le plus grand des secrets. Il se souvient aussi de la paix dans son cœur, seulement chamboulé par Hylan. Hylan au goût de luxure, Hylan qu’il aimait (aime) tellement. Et cette époque lui paraît si lointaine. Ils ne sont qu’un souvenir brûlant, qui le hante bien trop souvent. C’est presque étrange qu’ils se retrouvent ; aujourd’hui, tout a changé. Siyang fait le deuil d’une autre, Hylan boit – lui aussi. Ils ont grandi et c’est différent. Ils n’ont plus cette candeur, leur relation n’est plus ce qu’elle était. Tout cela à cause de Siyang, responsable de ce chaos sentimental. C’est lui qui a pris le large, qui s’en est allé. Il a vogué vers la normalité, vers la simplicité. Mais pour lui, ce n’était pas assez. Malgré toute la bonne volonté qu’il a pu mettre pour l’aimer elle, il y avait toujours un manque. Il se traduisait de plusieurs façons. C’était l’absence de douleur dans leurs ébats, la sauvagerie qui n’était pas présente. Et puis le goût de l’interdit – le côté précieux de chaque moment. Avec Hylan, tout était décuplé. Infini amour, envie. Tout, tout. Siyang ment, Hylan aussi. Ils feignent d’aller bien, se contenteront chacun de cette réponse même s’ils savent pertinemment qu’elle est fausse. Siyang a toujours su lire sur le visage d’Hylan et c’est réciproque. Chaque détail, moue de ses lèvres – battements de cil. Et là même sans le regarder, il sait qu’il ment. Il l’entend, n’y croit pas mais n’en dira rien. Ils arrivent sur le lac et la lune est leur seule lumière. Belle déesse qui se reflète, rend l’endroit encore plus beau.

Leurs doigts s’effleurent lorsque Siyang attrape la flasque d’Hylan. Geste criminel mais pas avec lui. Le whisky l’électrise mais pas autant que Hylan. Il est heureux qu’ils soient arrêtés, Siyang aime l’alcool – encore plus lorsque la nuit le pousse à en consommer. Commentaire qu’il fait sur le paysage ; et puis la beauté le ramène à Hylan. Tout converge à lui. Leurs yeux se croisent, une rencontre qui le rend faible et zélé à la fois. Il décide de faire un premier pas. C’est lentement qu’il s’avance vers un Hylan immobile. Ceinture défaite, rien pour arrêter sa course. Ils sont proches, trop pour que ça finisse bien. Et à trop le regarder, Siyang ouvre son cœur – son esprit aussi. Il y a ce compliment qui s’échappe, une vérité que personne ne peut nier. Mais Hylan le fait ; « Si. » Qu’il répète de sa voix grave, presque plus profonde pour l’occasion. Pour ancrer ses mots dans le crâne de l’autre. Mais Siyang n’a pas l’âme aux longs discours, il préfère retrouver les lèvres tant chéries. C’est une caresse qui se mue en un baiser fougueux, passionné. Abrupte, brutal. Mais il lui a tant manqué, pièce de son puzzle. Ses mains viennent naturellement encadrer le visage de son dieu. Siyang, pécheur jusqu’au bout – si Hylan est un poison, il est prêt à le laisser l’envenimer.

Et il n’est pas le seul. Hylan ne le repousse pas. Ses mains viennent sur sa nuque, contact qui lui avait manqué. Il le rapproche et Siyang obéit, se laisse faire. Veut sourire lorsqu’il sent les doigts de Hylan glisser, s’entortiller dans quelques mèches. Il aime le goût de ses lèvres, leurs baisers aussi ravageurs qu’autrefois. Il a l’impression de respirer à nouveau. Tout son corps ne demande que Hylan, comme s’il se retrouvait enfin là où il doit être. (entre ses bras, contre ses lèvres) Et les lippes de l’autre dérivent sur sa mâchoire, impossible de traduire le feu en lui – le bonheur qui irradie, son sourire qui s’agrandit. Semble authentique. Baisers brûlants, un peu plus lorsqu’ils arrivent au niveau de sa clavicule – quelques boutons de sa chemise défaits par Hylan. Les doigts de Siyang caressent les cheveux d’Hylan, se perdent dans les mèches rouges alors qu’il prononce son prénom. Et Siyang a l’impression de ne plus savoir qui il est pendant quelques secondes. Tout s’arrête soudainement, Hylan recule. Coupe leur échange et Siyang le regarde, presque choqué. L’effet d’Hylan est indéniable. Ils se regardent, Hylan caresse doucement sa joue. Siyang ferme les yeux, se laisse bercer par cette caresse – par les cercles invisibles qui ornent ses joues. Il ne les rouvre que lorsque la phrase de l’autre est finie. Je suis pas elle. L’évidence, il aurait presque envie de crier. Sa main attrape celle d’Hylan, empêche une autre caresse. « Je sais. » Il le fixe, ne laisse pas les yeux d’Hylan s’échapper. « ça n’a jamais été comme ça avec elle. » Hylan, tempête – des vagues prêt à le noyer. Elle, la mer calme. Deux opposés, Siyang qui ne veut plus de tranquillité. Il veut Hylan, Hylan seulement. Ses doigts caressent la main captive d’Hylan. « Je te veux toi. » Il insiste sur le toi. Ses iris noires sont intenses, il ne ment pas. Siyang attrape le col de la chemise d’Hylan, le rapproche de lui. Son front se pose contre le sien, les yeux fermés. « Tu me manques. » Ses propres paroles font écho ; et il en veut plus. Ces quelques baisers ne lui suffisent pas. Il repousse Hylan sur son siège pour se pencher sur lui. Ses lèvres retrouvent leurs compères. Baisers doux puis sauvages, la tension qui monte. Siyang qui se fera peut-être repousser mais il n’en a que faire. C’est l’instinct qui parle, le passé qui ressurgit. Il glisse dans le cou du garçon. Ses baisers sont alternés avec des morsures, lui qui veut laisser son empreinte – comme en hommage aux mille teintes que leurs corps avaient pris lorsqu’ils étaient plus jeunes. Souvenirs passionnés – seules preuves de leur secret. Et sa main devient traîtresse lorsqu’elle caresse le torse d’Hylan avant de glisser plus bas. Elle est sur le velours bleu du costume d’Hylan mais le diable a choisi son emplacement. Siyang dont les doigts veulent défaire la boucle de ceinture d’Hylan. Siyang qui se perd dans ce jeu dangereux ; « Hylan. » C’est un murmure contre son oreille. Et la main de Siyang s’aventure entre la peau et les vêtements. « Je veux que tu penses qu’à moi. »


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Re: r i d e -- siyang    Lun 4 Juin - 14:44
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ft. ahn siyang
Il se prend à rêver pendant tout le chemin, d’anciens souvenirs surgissant du coin où il les avait confiné depuis des années, eux deux contre le monde à fantasmer sur une éventuelle fuite. Loin des responsabilités, de leurs parents, parce que tout était contre eux, personne n’aurait jamais pu accepter leur amour. Ça avait été une situation difficile à vivre, Hylan n’a jamais eu personne à qui se confier à l’époque, personne à qui parler des petites disputes qui pouvaient envenimer parfois leur quotidien, aucune oreille à qui confier ses questions. Il était résolu au silence quand il avait voulu crier tout son amour envers cet homme, jusqu’à son écorcher la gorge. Il aurait voulu montrer Siyang à tous, que les regards prédateurs des filles sur son homme disparaissent parce qu’il n’était qu’à lui, mais il n’avait jamais rien pu faire ; rien de plus que baisser les yeux, serrer fort les poings et réprimer sa colère et sa possessivité. Il ne pouvait rien faire de plus qu’attendre le soir, dans l’intimité d’un motel, pour marquer son amour sur la peau de Siyang et lui prouver qu’il ne pouvait céder à aucune autre, parce qu’il était le seul à savoir comment l’aimer. Il ne pouvait que renfoncer leurs sentiments, puisque incapable de pousser les autres de l’espace de Siyang. Mais même à cela, il avait lamentablement échoué. Incompétent, pitoyable, pathétique. Un perdant. Il était né ainsi et le restera jusqu’à la fin de sa vie, une vie qu’il espérait aussi courte que douloureuse parce qu’il était à bout. Siyang était partie et avec lui toute sa raison d’être. Il avait eu la rage contre lui-même et sa faiblesse, Siyang était allé vers l’avant, lui soupirait encore son prénom dans les bras d’inconnues, sans réussir à tirer un trait sur eux.

Aujourd’hui Siyang était revenu dans sa vie, tout aussi cabossé que lui. Hylan l’aimait toujours mais il ne voulait pas devenir un pansement, il préférait s’enliser plus profondément dans sa solitude que d’être le lot de consolation  parce que Siyang avait perdu sa jolie poupée. C’est sans compter sa faiblesse, son corps entier qui se tend vers celui de son ancien amour, prêt à lui offrir tout ce qu’il désirait pour un seul de toucher de sa part. Il se dégoûtait. Longtemps, il s’est demandé si l’autre pensait encore à lui, si son visage lui revenait en tête quand il avait été avec elle, ou quand il allait dans des endroits qu’ils côtoyaient à deux encore. S’il pleurait aussi quand la radio passait leur chanson préférée, s’il passait douloureusement sa main sur sa peau là où leur tatouage était présent, désirant se l’arracher jusqu’au sang. Hylan détesterait être le seul ancré dans le passé, bien que tout prouve que c’est le cas. Siyang pleure la perte de la femme qu’il a aimé, jamais la sienne.

Ils n’ont plus que les apparences à sauver, assurer qu’ils vont bien quand il n’y a plus l’alcool pour les tenir debout (et des douceurs plus corsées pour Hylan). Il sourit faiblement, n’a pas le courage de se battre quand Siyang répète qu’il est toujours beau. Il y aurait presque cru, si son regard écœuré ne se posait pas chaque jour sur le reflet répugnant que lui offrait son grand miroir. Il était vide, repoussant. Il n’y a que la voix de Siyang qui le fait frissonner, puis ses lèvres qui le font périr. Ses mains aux contours de son faciès ont le goût du passé. Un rappel vers son premier pêché. Il n’a pas le pouvoir de le repousser au début, pas quand son corps entier crie sa famine et son envie. Ces lèvres qu’il ne pensait plus pouvoir effleurer des siennes, il souhaite les meurtrir comme avant, qu’elles deviennent conciliantes et avides contre ses lippes. « Alors pourquoi tu m’as abandonné ? » Une plainte qui le fait suffoquer alors qu’il l’observe. Si ça n’a jamais été comme ça avec elle, s’il le veut lui, pourquoi l’a-t-il laissé derrière sans un mot, anéanti devant l’incompréhension quand tout lui avait semblé parfait entre eux. Sa main prisonnière de celle de Siyang comme si l’ainé avait ressenti son désir de fuir à ce moment même. C’est éprouvant de soutenir son regard mais il ne le détourne à aucun moment. Il l’amène vers lui, Hylan sent son souffle sur son visage, légèrement alcoolisé mais toujours moins que le sien. Il l’embrasse encore, Hylan est reconnaissant de ses baisers parce qu’il ne sait pas quoi lui répondre et ils lui offrent une justification à son silence. Il lui manque aussi. Ses faibles gémissements emplissent la voiture devant les attentions du brun, il connait parfaitement son corps, avait passé des heures à le découvrir quand ils étaient plus jeunes. Il est normal que Siyang arrive à le rendre ainsi suppliant sous ses caresses. Il se laisse faire, parfaitement conscient des gestes de Siyang et impatient de cette main qui s’aventure plus beau. « J’ai jamais pensé à d’autres, contrairement à toi. » Un pique amère contre ses lèvres tandis qu’il guide de lui-même la main de Siyang, le trouvant bien trop lent. Son souffle devient de plus en plus saccadé, il retrouve rapidement ses habitudes en compagnie du jeune homme, il happe ses lèvres avec plus de violence y étouffant ses halètements. Ses doigts impatients continuent à déboutonner la chemise puis le pantalon, glissent contre l’épiderme brûlant. L’espace de la voiture ne lui suffit pas, mais il s’en contentera. Il repousse Siyang pour des secondes à peine, le temps de baisser le siège où le brun est assis d’un geste mécanique, faisant se toucher le dos du siège à celui de la banquette arrière. Il ôte de ses mains fébriles la veste et la chemise de Siyang d’un seul mouvement avant de l’allonger un peu plus sur siège et venir le surplomber. Son tête effleurant à peine le toit de la voiture. Il l’observe longuement, son regard tombe finalement sur le torse de Siyang puis son tatouage qu’il caresse du bout de l’index. « Tu as jamais pensé à l’enlever ? Ou le cacher par un autre dessin ? » Sa voix est hésitante, presque craintive de ce que l’autre pourrait répondre.  



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Re: r i d e -- siyang    Lun 18 Juin - 18:39
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r i d e
ft. shin hylan
Ils sont loin de cette fête où le mensonge est roi. Si la vérité n’est pas livrée au grand jour, il y a tout de même de l’honnêteté entre eux. Siyang qui parle, avoue – assume. Il lui dit que ça n’a jamais été comme ça avec elle. Pure vérité qu’il laisse échapper. Malgré toute sa bonne volonté, la douceur de cette relation : elle n’était pas lui. Ne le serait jamais. Ce n’était pas une remplaçante, pas un substitut. Juste quelqu’un qui l’amènerait à la normalité. Ferait de lui un fils exemplaire, rendrait sa vie moins tourmentée – son coeur moins soumis. Moins fou. Oui parce que Siyang aurait fait n’importe pour Hylan. Leur relation, c’était jouer avec le feu. Avec les traditions, avec leurs avenirs. C’était dangereux, risqué. Interdit. Il y avait toujours ce pêché – qui pesait sur eux. Eux qui devaient courir à chaque fois, se cacher. S’aimer dans ces motels pourris, voler de l’intimité. Eux qui jamais n’auraient pu sortir main dans la main. Ils étaient cantonnés à cette cage dorée. Et si Siyang aimait l’adrénaline, cela leur avait tout de même été compliqué. Les disputes, personne à qui en parler. Juste les éternelles discussions dans leurs têtes, les questions sans réponses. Et si la passion était quelque chose qui plaisait à Siyang, il avait fini par être consumé par elle. Brûlé, achevé. Ses parents et leurs questions, impossible de répondre qu’il avait quelqu’un. Qu’il aimait un garçon, encore plus qu’il s’agissait du fils des ennemis. Romeo et Romeo. Et le jour où elle est arrivée, il y a eu la facilité. Siyang qu’on pousse dans ses bras, douce colombe compréhensive. Et il a vu l’idée d’un échappatoire, d’un retour à zéro. Mais non, non. Hylan a toujours été là, en lui avec lui. Dans ce piercing douloureux, ce tatouage encore plus. Sur sa peau, dans son esprit. Fantôme de ses nuits, de ses jours. Chaque instant passé à le chercher, n’importe où. En elle, en eux. Mais le vide a toujours été là. Sauf qu’il était trop tard, il n’y avait pas de retour en arrière. Siyang ne pouvait pas la quitter elle, comment justifier ses actes auprès de leurs parents respectifs ? Aucune idée. Il avait déjà renoncé à leur amour, à ce qui l’avait rendu en vie. Manque palpable mais il a survécu malgré la douleur. Malgré les nombreuses envies de retourner à Hylan, de le serrer dans ses bras. Mais Siyang, il ne pouvait pas faire ça. Rongé par la peur qu’il le déteste, surtout parce que Hylan a toutes les raisons du monde. C’est Siyang qui a tout gâché, criminel désigné. Il a obéi aux bonnes idées, aux obligations familiales. Il a cédé, lâche.

Confessions continues, l’intensité qu’il ne nie pas. Ses gestes de plus en plus directs. Les mots aussi. C’est un mélange de tristesse et d’envie. Il le veut, son corps le quémande. Son esprit aussi. Hylan est comme une pièce de lui qu’il a abandonné il y a longtemps. L’envie de le retrouver est écrasante, s’impose d’elle-même. Surtout lorsqu’il n’y a qu’eux au monde. Ils sont seuls ici, ensemble. Et malgré la douleur, la rancœur qui se mêle à leurs paroles – Siyang continue de le vouloir. La question d’Hylan retentit. Siyang n’a que ce qu’il mérite. Plainte qui résonne, brise son cœur coupable. Il s’en veut. Malheureusement, il ne peut pas effacer ce passé. S’il avait pu, il aurait crée un monde rien que pour eux. Un où ils auraient pu s’aimer librement, un où tout aurait été simple. « J’avais peur. Peur que tu me laisses avant. » Siyang, égoïste. « Et il y avait toujours cette pression. J’en pouvais plus, je voulais plus qu’on se cache mais c’était pas possible. » Pression des parents, du reste du monde qui n’était pas fait pour eux. Monde ingrat, impossible. Leur amour interdit, la liste de raisons qui s’était allongée au fil du temps. Et Siyang qui savait qu’ils n’auraient jamais leur chance. Que leur amour ne serait jamais comme celui des autres. Et on lui a offert une solution, il l’a acceptée. C’était bien sûr en ignorant que la blessure ne se refermerait jamais, qu’il continuerait à aimer Hylan même sans ses baisers passionnés, que l’autre serait avec lui même sans être là. Il était naïf.

Et le silence est de mise. Siyang le comble par des baisers. Passion qui revient à lui. Le feu qui brûle, ses lèvres qui malmènent leurs compères autant qu’elles les aiment. Le cou d’Hylan qu’il dévore, son odeur dans laquelle il se noie. Envie de le posséder à nouveau, sa main qui se perd sur le corps de l’autre. L’envie de le rendre fou, le désir qu’il ne chasse pas. Et il retourne à leur adolescence mais tout a un autre goût. Ils ne sont plus ce qu’ils étaient. Hylan reste tout de même sensible à ses caresses, à ses baisers. Leurs corps réagissent plus que leurs esprits, parlent plus que les mots. Siyang n’a jamais oublié ce qu’il aimait, comment lui faire plaisir. Douces attentions, corps connu. Familiarité retrouvée ou presque. Et coup de grâce. Pique amère ; Siyang qui n’y répond que par un autre baiser. Mille excuses ne sauraient effacer son abandon. La main d’Hylan guide la sienne, un peu perdue suite à l’attaque d’Hylan, suite aux mots qui sont tellement vrais que ça le tue. Cadence accélérée, leurs lèvres qui ne se quittent plus. Violence, Hylan dont les doigts déboutonnent sa chemise. Son pantalon aussi. Ils glissent ensuite sur sa peau, semblent froids à Siyang. Et sans qu’il n’y comprenne rien, Hylan le repousse. Son siège est affaissé et il lui revient. Mains habiles qui lui ôtent sa veste, sa chemise. Siyang au torse exposé à sa vue. Il espère que Hylan ne remarquera pas les battements trop rapides. Siyang le regarde qui le surplombe. Et ils s’observent, comme en choc. Les mains de Siyang se placent sur les hanches d’Hylan, ses doigts caressent lentement sa peau. Et puis ceux d’Hylan finissent sur son tatouage. Et Hylan lui pose une question. Son ton est hésitant. Siyang sourit légèrement à l’entente de ses mots, c’est doux et amer à la fois. « Quand tu me manquais trop, j’y pensais. » Les doigts de Siyang dérivent sur les cuisses d’Hylan. « Mais il fait partie de moi. »Comme toi. « Je le regrette pas, on l’a fait ensemble. » Et Siyang déboutonne encore les boutons de la chemise d’Hylan, la lui retire. Et il lui demande aussi. L’attire au plus près de lui, murmure contre ses lèvres. « Et toi ? » Les yeux dans les yeux. Mais Siyang l’embrasse, changement d’atmosphère. Besoin nécessaire. Ses doigts caressent la peau d’Hylan, il ne sait pas s’il aura une réponse mais il y a cette envie de le posséder qui le domine. Siyang qui veut tout de lui, ses mots, sa présence. Il lui a tant manqué, lui manque tellement. Et il rapproche leurs corps, ses mains habiles continuent de s’atteler au plaisir d’Hylan, d’effacer les obstacles entre eux. Il expose la peau d’Hylan pour ses seuls yeux. Si pâle, toile qu’il n’a pas encore peinte. « Fais-moi l’amour. »

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Re: r i d e -- siyang    Lun 30 Juil - 15:30
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ft. ahn siyang

Il ne sait si leurs retrouvailles sont une bonne chose, leurs parents qui désirent les voir se rapprocher pour leurs propres intérêts sans même se douter de tout ce qu’ils ont pu partager par le passé. C’est le passé. Tout est derrière eux et il ne devrait pas l’oublier. C’est difficile pourtant de garder un visage impassible face à l’amour de sa vie, encore plus quand les traits de ce dernier étaient sans cesse ravagés par la tristesse. Il veut le réconforter mais il ne veut pas redevenir trop proche de lui, parce que Siyang est passé à autre chose (même si elle n’est plus de ce monde), mais il a réussi à faire un pas vers l’avant contrairement à lui, et Hylan est certain que le jeune homme arrivera à faire un pas de plus une nouvelle fois. Il se trouvera une nouvelle fille à aimer tandis que lui demeurera à la même place, à sans cesse soupirer son prénom seul la nuit guidant son plaisir par sa main, ou dans les bras d’inconnus dont il remplacera le visage dans ses souvenirs par celui de l’homme qu’il chérit. Il ne veut pas souffrir encore quand Siyang se trouvera quelqu’un d’autre, quelqu’un de plus convenable et qu’il pourrait présenter fièrement à ses géniteurs. Une relation moins dangereuse que ce qu’ils ont eu tous les deux. « C’est pas de la peur, c’est de la lâcheté. » crache-t-il, le ton certainement plus dur qu’il ne voudrait. Comme avait-il pu le quitter simplement par peur d’être celui qui se fera abandonner avant, une logique si simpliste qu’elle frôle l’enfantin, faire souffrir avant de souffrir. Siyang qui ne voulait plus continuer de se cacher pourtant c’était tout ce que leur situation leur permettrait. Des effleurements en public, des moments volés quand on leur tourne le dos et le cœur aux battements effrénés quand ils se perdent l’un dans l’autre dans un motel en dehors de la ville tant ils craignaient que quelqu’un les reconnaisse.

Son corps retrouve les mains qu’il aimait tant sentir sur lui, avides, conquérantes sur cet épiderme qu’elles connaissent par cœur pour l’avoir tant de fois exploré avant. Siyang le dévore entièrement, ses lèvres guidées par sa voracité chemine de sa mâchoire jusqu’à son cou. Hylan se laisse faire, dévoile à peu plus sa gorge à ses attentions. Il se meurt de son toucher. Il en veut tellement plus, malgré la voix qui lui répète qu’il devrait tout arrêter en ce moment même. C’est sans espoir entre eux. Siyang est toujours aussi lâche et lui est bien trop brisé pour réussir à tenir devant qui que ce soit pour faire valoir leur amour. Il n’a plus cette rage de vivre et cette passion en lui, il est seulement las et fatigué. Il ne veut plus de difficulté, il ne veut plus d’obstacles. Peut-être que ce soir n’aurait aucune signification pour eux le lendemain, ils tendront les bras au passé pour quelques longues minutes afin de clore ce chapitre d’eux pour de bon. Il est sensible à chaque toucher, il a grandi mais Siyang sait toujours comment le chérir et le choyer. Il l’embrasse à en perdre l’esprit. Demain viendra après, il se posera les questions une autre fois. Siyang lui a tant manqué et tout son être en témoigne alors qu’il se penche pour capturer brutalement ses lèvres. Il vient le surplomber, arrange leur position de la manière la plus confortable qui soit sans jamais trop quitter Siyang, ni ses lippes ni son torse qu’il parcoure de ses doigts après l’avoir déshabillé.

Un soupir quittent ses lèvres quand les doigts de Siyang trouvent refuge sur ses hanches, il aime tellement ça. Il écoute sa réponse, légèrement distraitement par les doigts qui glissent sur ses cuisses, les paupières mi-closes. « Moi ? » Le tissu glisse le long de ses bras et laisse entrapercevoir son torse sculptée mais plus fin que celui de Siyang, son rythme de vie ne lui permet pas réellement d’être dans la meilleure des conditions physique. Son ancien amant l’embrasse avant qu’il ne puisse lui répondre, mais il le fera après, il a tout autant besoin de s’alléger de ce poids que de sentir les lèvres de Siyang malmené les siennes. Ils sont dans le même état et Hylan baisse le regard vers lui, la respiration plus bruyante et hasardeuse. Ses doigts s’agrippent aux poignets de Siyang et le force par ce geste à relever les bras au-dessus de sa tête.

« J’ai tant de fois pensé à m’enfoncer les ongles dans la chair pour l’enlever, ce foutu tatouage. » Mais ses ongles s’enfoncent dans la peau tendre de Siyang. « Je suis certain que ça me fera moins de mal que quand tu m’as laissé. Je te déteste tellement, Siyang. » Il murmure son prénom qui lui écorche la gorge, toujours aussi peu habitué à l’appeler d’une manière aussi simple. Ses doigts le quittent pour s’affaire à guider Siyang jusqu’à lui. Ses mots sont durs mais ses gestes sont bien plus tendres. Il n’a jamais réussi à la haïr. Malgré tout. Son front repose contre le crâne de Siyang, il ondule contre lui, guide leur plaisir de façon violente et presque égoïste. Ses doigts s’agrippent aux courtes mèches de son ainé. « Putain, ce que je te hais de me faire me sentir comme ça. » C’est comme un sanglot qui se fond sur ses lèvres alors qu’il le happe avec plus de fougue.

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